« Donner la priorité à la vie intérieure sur les acquisitions matérielles, beaucoup savent que c’est là une condition de leur équilibre, de leur épanouissement. Alors, pourquoi se conduisent-ils comme s’ils ne le savaient pas ? Continuellement on les voit courir après l’argent, les honneurs, la gloire. Et comment ne seraient-ils pas tentés ? On fait tellement de tapage autour de la réussite sociale ! Les journaux, la radio, la télévision vantent chaque jour les succès de quelques individus qui sont « arrivés ». Ils éveillent ainsi l’envie chez d’autres, moins favorisés, et qui sont loin de se douter que ces gens tant admirés, célébrés, ne sont pas vraiment heureux, pourquoi ? Parce qu’ils sentent confusément que rien de ce qu’ils possèdent ne leur appartient vraiment : ils sont à la merci des événements, des intrigues de leurs rivaux ou de concurrents qui sauront se montrer plus actifs et plus habiles qu’eux.
Au contraire, celui qui a travaillé pour acquérir des richesses spirituelles sent qu’elles lui appartiennent vraiment. Elles lui permettent de faire face aux difficultés qu’il rencontre sur sa route ; et il est toujours prêt à faire bénéficier les autres de ses richesses, car il est conscient que non seulement il ne perdra rien, mais qu’en étant généreux il s’enrichira encore davantage.  »
l’Amour qui embrasse toutes les créatures -

 

Au moment où un homme et une femme se rencontrent et s’aiment, ils ont tendance à oublier le monde entier, plus rien n’existe pour eux. Ils ne sont pas encore habitués à vivre l’amour d’une façon plus vaste, et sans le savoir ils l’appauvrissent, ils le mutilent. Le véritable amour embrasse la totalité des créatures sans se limiter, sans pousser de racines auprès d’une seule. C’est pourquoi il faut désormais que les hommes et les femmes acceptent d’avoir des conceptions plus larges, qu’ils montrent moins de possessivité et de jalousie, ce qui ne les empêchera pas de rester fidèles l’un à l’autre.
Lorsque deux êtres vraiment évolués se choisissent, d’avance déjà ils se sont laissé cette liberté mutuelle : chacun se réjouit de pouvoir aimer toutes les créatures dans la plus grande pureté. Le bonheur, ce n’est pas de s’arrêter sur un être, ou deux, ou dix, ou cent... mais d’aimer à l’infini. Continuez donc à aimer ceux que vous aimez déjà, mais élargissez encore le cercle de votre amour. Et élargissez-le jusqu’à avoir aussi des échanges avec toutes les entités lumineuses du monde invisible, les anges, les archanges... Alors, votre famille, vos amis se trouveront enrichis, renforcés, purifiés à cause de tout ce que vous vivez de beau dans votre cœur et dans votre âme. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov