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Bien sûr que non, répondent en chœur les trolls inféodés à l’industrie médico-pharmaceutique occidentale, la phytothérapie n’est pas efficace, et il n’y a que les bons produits chimiques qui soient capables de vous soigner !

Ha oui ?

Dans ce cas, expliquez-moi donc pourquoi cette phytothérapie si inefficace vient, le lundi 5 octobre de cette année, d’être mise à l’honneur – et quel honneur – à Stockholm…

 

Comment, ça ?

Le lundi 5 octobre dernier, , il y a deux bonnes semaines, était attribué à Stockholm le prix Nobel de médecine de 2015.

Un Nobel qui a été attribué, c’est paru dans tous les journaux, à trois chercheurs, à savoir…

… William Campbell (un Américain né en Irlande), …

… Satoshi Omura (un Japonais), et …

… Tu Youyou (une Chinoise), …

… pour leurs travaux sur les infections parasitaires en général et la malaria en particulier.

 

Oui, et alors ?

Ce que peu de personnes savent (parce que les journaux se sont bizarrement montrés discrets sur les détails), c’est qu’un des trois chercheurs travaillait … sur l’utilisation des plantes dans la pharmacopée de la médecine traditionnelle chinoise (aussi un truc complètement inefficace, ça, toujours selon les cons les adeptes inconditionnels de la médecine conventionnelle occidentale) !

Hé oui…

Madame Tu Youyou a reçu le Nobel de médecine pour avoir trouvé un remède au palu à partir d’une plante utilisé depuis plus de deux millénaires dans la MTC : l’armoise annuelle, alias Artemisia annua pour les intimes !

Et non seulement elle a travaillé sur « un remède » issu d’une plante, mais ledit remède, appelé artémisinine, est le seul traitement disponible pour les cas les plus graves de paludisme !

 

Alors ?

Les plantes ?

Toujours inefficaces ?

 

Pourquoi Madame Youyou a-t-elle pu étudier des plantes alors que les laboratoires pharmaceutiques refusent d’habitude d’emprunter cette voie (logique : les plantes, ça ne rapporte pas assez d’argent), allez-vous me demander ?

Tout simplement parce qu’elle n’a pas travaillé avec des labos pharmaceutiques, mais directement avec l’armée chinoise, et que l’armée chinoise, comme la plupart des armées sur cette planète, se fiche pas mal de ce que leur recherche pourrait rapporter en matière d’argent (du moins n’est-ce pas le but premier), mais s’intéresse d’abord à ce que ça pourrait rapporter en matière d’efficacité !

Or, à la fin des années soixante, quand Madame Youyou a commencé ses travaux pour le gouvernement chinois dans la lutte contre le paludisme, ledit palu était une cause importante de mortalité contre laquelle il fallait trouver un remède plus efficace que la cloroquine (la principale molécule qu’on utilisait à cette époque contre le paludisme mais qui provoquait toujours plus de cas de résistances).

Madame Youyou a choisi de s’intéresser – avec raison – à une voie que les labos refusaient d’envisager pour des raisons de vénalité…

 

Bref … pour une fois … merci à l’armée (et au gouvernement) !

 

Le jour où les recherches médico-pharmaceutiques ne seront plus confiées à l’industrie (qui ne s’intéresse qu’au profit) mais à des chercheurs indépendants, dont le but est de trouver des remèdes et non de remplir des caisses, peut-être que les plantes pourront enfin nous dévoiler tous leurs secrets ?